" Un document exceptionnel, et sur le pèlerinage, et sur l’époque ". Jérôme Garcin à Denise Péricard-Méa.

L'homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963

1963, l’aventure commence, 4 cavaliers emboîtent le pas d’Henri Roque pour rejoindre Saint-Jacques de Compostelle. Accompagnés depuis le Somport par 4 officiers espagnols, ils atteignent leur but le 28 juin 1963. Partis pour une aventure sans lendemain, comme pour un défi, on découvre, ils découvrent, qu’ils ont été les pionniers de la reconversion du cheval dans la société d’aujourd’hui, qu’ils ont montré le chemin à tous les pratiquants d’équitation d’extérieur.



Le blog des conseils de Pierre

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Pourquoi Aigoland, le roi sarrasin a refusé le baptême

Aigoland, le Musulman qui fit la leçon à Charlemagne

Quand Charles fut revenu en France, un certain roi païen de l’Afrique, nommé Aigoland, s’empara de l’Espagne avec ses armées, chassa et extermina dans les châteaux et les villes les garnisons chrétiennes que Charles avait laissées pour garder le pays. À la nouvelle de ces événements, Charles revint en Espagne avec des armées nombreuses,
Entre-temps, Charles manda à Aigoland, qui se trouvait dans Pampelune reconstruite et à nouveau fortifiée, de se rendre à lui ou de sortir de la ville pour lui livrer bataille. Reconnaissant qu’il ne pouvait défendre la ville contre lui, Aigoland aima mieux en sortir pour se battre que finir honteusement dans la ville. Il demanda à Charles une trêve, pour faire sortir son armée, se préparer à la bataille et lui parler face à face. Aigoland avait en effet le désir de voir Charles. Ils décidèrent d'une série de combats dont l'issue marquerait la supériorité de la religion du vainqueur. Battu Aigoland vient auprès de Charles demander le baptême.

10/05/2011


Le lendemain, vers la troisième heure, profitant de la liberté d’aller et venir que donnait la trêve, Aigoland vint à Charles pour être baptisé. Il vit Charles assis à une table et prenant son repas. De nombreuses tables étaient mises autour de lui et beaucoup de convives y étaient attablés, vêtus les uns de l’habit militaire, les autres de l’habit noir des moines, d’autres de l’habit blanc des chanoines, d’autres encore de quelque vêtement ecclésiastique, tandis que certains portaient des vêtements divers. Il demanda à Charles quels étaient ces gens. Charles répondit :

« Ceux que tu vois revêtus d’une robe unie sont les évêques et les prêtres de notre religion. Ils nous exposent les préceptes de la loi, nous absolvent de nos péchés et nous donnent la bénédiction du Seigneur. Ceux que tu vois vêtus de noir sont les moines et les abbés, qui sont encore plus vénérables que les premiers : ils ne cessent d’implorer pour nous la majesté divine, et chantent les messes, les matines et les heures. Ceux que tu vois vêtus de blanc sont les chanoines dits réguliers, qui ont la meilleure part parmi les saints, et implorent de même pour nous, chantant les messes, les matines et les heures du Seigneur. »

Cependant Aigoland, voyant d’autre part douze pauvres misérablement vêtus, assis à terre, mangeant sans table et sans nappe, et n’ayant que peu à manger et à boire, demanda à Charles quels étaient ces gens-là. Celui-ci lui dit :
« Ce sont les gens de Dieu, les messagers de notre Seigneur Jésus-Christ, que nous faisons ainsi manger chaque jour en souvenir des douze apôtres du Seigneur. »

Aigoland répondit :
« Ceux qui sont autour de toi sont tiens et heureux, ils mangent et boivent abondamment, et sont bien vêtus. Mais pourquoi ceux que tu appelles les gens de ton Dieu et ses messagers meurent-ils presque de faim, sont-ils mal vêtus, maintenus à distance et honteusement traités ? Il sert mal son Seigneur celui qui reçoit ainsi ses messagers ; il fait à son Dieu un grand affront celui qui traite ainsi ses serviteurs. Et ta loi, que tu disais bonne, tu fais voir maintenant qu’elle est fausse. »

Il prit congé, retourna vers les siens, renonça au baptême et déclara la guerre le lendemain. Charles comprit alors qu’Aigoland refusait d’être baptisé parce qu’il avait vu mal traiter les pauvres. Il fit aussitôt pourvoir diligemment, habiller au mieux, nourrir et désaltérer correctement tous les pauvres qu’il trouva dans l’armée.
On doit voir par là quelle grande faute c’est pour un chrétien de ne pas servir avec zèle les pauvres de Jésus-Christ. Si Charles, pour avoir mal traité les pauvres, manqua de faire baptiser le roi et son peuple, qu’arrivera-t-il au jour du jugement à ceux qui, sur cette terre, auront été durs envers les pauvres ? Comment pourront-ils supporter la voix terrible qui leur dira :
« Éloignez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel. Parce que j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger. Etc. »

Il faut considérer que la loi du Seigneur et la foi en lui sont de peu de profit au chrétien, si elles ne s’accomplissent pas dans les œuvres, comme affirme l’apôtre Jacques qui dit :
« Ainsi que le corps mort est privé d’âme, ainsi la foi sans les bonnes œuvres est une foi morte. »
Comme le roi païen refusa le baptême parce qu’il ne trouvait pas en Charlemagne les œuvres justes du baptême, ainsi je crains qu’au jour du jugement, Dieu, lui aussi, ne répudie la foi baptismale parce qu’il ne trouve pas les œuvres du baptême.
Combat singulier entre un Chrétien et un Musulman, ici Roland contre Feragut, (Estela, palais des rois de Navarre)
Combat singulier entre un Chrétien et un Musulman, ici Roland contre Feragut, (Estela, palais des rois de Navarre)

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Ferpel

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