" Un document exceptionnel, et sur le pèlerinage, et sur l’époque ". Jérôme Garcin à Denise Péricard-Méa.

L'homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963

1963, l’aventure commence, 4 cavaliers emboîtent le pas d’Henri Roque pour rejoindre Saint-Jacques de Compostelle. Accompagnés depuis le Somport par 4 officiers espagnols, ils atteignent leur but le 28 juin 1963. Partis pour une aventure sans lendemain, comme pour un défi, on découvre, ils découvrent, qu’ils ont été les pionniers de la reconversion du cheval dans la société d’aujourd’hui, qu’ils ont montré le chemin à tous les pratiquants d’équitation d’extérieur.



Le blog des conseils de Pierre

Une recherche vivante, une attention permanente

Une vision renouvelée de Compostelle


Les marcheurs sur les chemins de Compostelle ont tous un téléphone portable. Ils ne téléphonent plus comme dans les années 1980. Par contre, leurs idées sur le pèlerinage sont souvent celles de ces années, sinon antérieures. Il existe même une tendance à la régression alimentée par des nostalgiques du retour à la Chrétienté médiévale. Ce site est pour tous ceux qui souhaitent un nouvel éclairage sur Compostelle et les chemins qui y conduisent.

La technique évolue. Les connaissances historiques évoluent aussi. Des textes ou des images regardés sans a priori offrent de nouvelles interprétations. Mais les marcheurs sur les chemins de Saint-Jacques et les pèlerins de Compostelle sont tenus à l'écart de ces nouveautés.
La lecture des magazines sur les cultes à saint Jacques et Compostelle depuis plus de 50 ans est désespérément monotone. Les rédactions refusent de changer un discours qui plaît et qui fait vendre. Une pensée unique est établie. Les résultats de recherche qui ne lui correspondent pas sont écartés des publications et les voies discordantes ne sont pas invitées dans les colloques.
S'agissant de Compostelle règne au mieux le "à quoi bon changer le discours, tout le monde s'en contente", au pire l'hypocrisie la plus sincère.

Ce site veut répondre à ce manque d'informations en publiant :
- des résultats de recherches récentes, - des résultats de recherches plus anciens qui ont été occultés,
- des points de vue de personnes qui ont baissé les bras, incapables de résister seules à la marée des idées fausses,
- des travaux d'érudits locaux, amoureux de leur patrimoine, qui acceptent de le lire sans préjugés.

Mais il n'y a pas que défaut d'information par les tenants d'une tradition mal comprise. Il y a aussi
- une désinformation volontaire entretenue par la publicité de la Galice dont des scientifiques, des associations et des diocèses français sont complices,
- tous ceux qui vivent du chemin et ont intérêt à continuer à gruger le pèlerin.

Ce site est proposé par une association de chercheurs bénévoles, indépendants de tous les organismes qui tirent profit de la situation actuelle.
Ils proposent aux curieux de mieux comprendre le phénomène qu'est devenu Compostelle.
Ils se réjouissent de voir croitre le nombre de ceux qui les aident à endiguer le flots d'erreus circulant à son sujet.

Pour être tenus au courant régulièrement de nos travaux, inscrivez-vous à la Lettre d'information ou prenez contact avec nous par courriel.
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L'église de Melle et le Patrimoine mondial

Nous avons déjà écrit que l'enthousiasme pour les chemins de Compostelle avait conduit René de La Coste-Messelière à des hypothèses hâtives et à des conclusions jamais validées.
En voici un nouvel exemple.


Extraits de l'ouvrage de 2009

En 2009, Denise Péricard-Méa rapportait dans le livre Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial cette explication du plan de l'église Saint-Hilaire de Melle donnée par le dossier présenté à l'Unesco :
« l'emplacement de Saint-Hilaire sur la route de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle explique l'adoption de ce plan, caractéristique des grandes églises de pèlerinage où l'accès des pèlerins et des fidèles aux autels (et donc aux reliques) est facilité au maximum ».
Mais elle soulignait que ce dossier ne comporte pas de justificatif et n’apporte qu’une affirmation gratuite supplémentaire, tant les preuves manquent pour asseoir la croyance générale au passage de pèlerins :
« L'église est reconstruite à l'entrée de Melle sur la route des pèlerins allant de Celles-sur-Belle à Saint-Jacques-de-Compostelle » ".
Quels pèlerins venaient là vénérer quelles reliques ? il n'y en a pas de traces historiques

Les apports récents de l'histoire de l'art

Dans la revue le Picton, Marie-Pierre Baudry, docteur en histoire de l'art et archéologie médiévale, présente  la même église Saint-Hilaire à la page 33 et conclut :
" Aucune trace dans les textes de l'histoire d'un quelconque pèlerinage ; aucune preuve de l'accueil des pèlerins de Compostelle ; Saint-Hilaire est pourtant recensée à ce titre au patrimoine mondial de l'Unesco.

Autres hypothèses ...

Après avoir examiné et rejeté l'hypothèse selon laquelle cette église aurait pu être retenue à cause de la présence au tympan d'un  portail de la statue d'un énigmatique cavalier, Denise Péricard-Méa en avance une autre :
" Le classement semble plutôt dû à la mémoire de René de La Coste-Messelière, ardent promoteur des chemins de Compostelle au sein de la Société des Amis de Saint-Jacques, décédé en 1996 et inhumé dans la chapelle de son château des Ouches, près de Melle.

Fondation Ferpel
23/09/2017








Livres de Denise Péricard-Méa
JEAN DE TOURNAI_VW
Matamore
Neuf pèlerins racontent
Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial
Les mythes de l'apôtre saint Jacques
Le Manuel du pèlerin
Dictionnaire de saint Jacques et Compostelle
De nuremberg à Grenade et Compostelle
De la Bohême jusqu'à Compostelle
Brève histoire du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle