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 <title>Nouveaux regards sur Compostelle, le pèlerinage et les chemins de Saint-Jacques</title>
 <subtitle><![CDATA[Cette image vous choque ? Nous aussi. Elle appelle à la réflexion.]]></subtitle>
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 <updated>2010-03-11T00:03:29+01:00</updated>
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   <title>Une exposition à Paris</title>
   <updated>2010-03-08T11:46:00+01:00</updated>
   <id>http://www.saint-jacques-compostelle.info/Une-exposition-a-Paris_a82.html</id>
   <category term="Compostelle, pèlerinage et société " />
   <published>2010-03-08T11:17:00+01:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une exposition à Paris à la gloire de Compostelle, pourquoi pas ?
Mais accepter une information au rabais NON     <div><b>Le codex Calixtinus ne se réduit pas au guide du pèlerin.</b></div>
     <div>
      Voila ce qui est écrit sur le site de la Cité de l'architecture et du patrimoine :     <br />     <br />" Selon le Codex Calixtinus, ouvrage popularisé bien plus tard sous le titre du Guide des chemins de Saint-Jacques, quatre chemins principaux traversent la France : la via Tolosana (ou voie toulousaine), la via Podiensis (ou route du Puy), la via Lemovicensis (ou route de Limoges) et la via Turonensis (ou voie de Tours). Diego Gelmírez a suivi en partie deux de ces itinéraires ".     <br />    <br />Qui a écrit cette phrase ? Un représentant de l'organisateur galicien ou un employé de la Cité de l'architecture ? En tout cas la main d'un ignorant de ce qu'est le <span style="font-style: italic;">Codex Calixtinus</span> ou pire celle plus subtile d'un promoteur des chemins qui veut réduire Compostelle à une dimension géographique et touristique, oublieuse des cultes à saint Jacques, de l'histoire et des légendes.    <br />   <br />Nous visiterons cette exposition avant sa fermeture&nbsp; le 16 mai et nous vous en reparlerons.   <br /><span class="Apple-style-span" style="border-collapse: separate; color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102); font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 12px; line-height: 14px;">     <br />     <br /></span></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Le Jacobeo austral est en marche</title>
   <updated>2010-03-02T13:51:00+01:00</updated>
   <id>http://www.saint-jacques-compostelle.info/Le-Jacobeo-austral-est-en-marche_a81.html</id>
   <category term="Société" />
   <published>2010-03-02T12:23:00+01:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Argentine célèbre en janvier la fête de saint Jacques du 25 juillet, avec le botafumeiro et l’embrasement de façade. Nous publions ici la traduction faite par Hélène Grinberg d'un article de José Luis Estévez, Buenos Aires, paru le 10-02-10. Voir lien avec le site du journal in fine.
     <div><b>A Villa Gesell, épicentre argentin du culte saint Jacques</b></div>
     <div>
      Ils ne peuvent pas faire le <span style="font-style: italic;">Camino Frances</span>, ni le <span style="font-style: italic;">Camino Ingles</span>, ni aucune autre route similaire à cause de la distance ; pourtant les Galiciens émigrés en Argentine et leurs descendants ne laissent pas, pour autant, passer la célébration de l’Année Sainte. Tandis qu’en Galice, les célébrations jacobéennes affichent toute leur splendeur au cours de l’été, au pays austral, c’est en janvier qu’on rend hommage à l’Apôtre Jacques.       <br />       <br />Il y a quelques jours en effet, la confrérie - dont le siège se trouve sur la côte, à Villa Gesell - a donné le départ des festivités. Le 25 janvier équivaut en effet, dans le calendrier austral, au 25 juillet en Galice. C’est ainsi que, pendant quelques jours, on fête l’Apôtre saint Jacques à l’autre bout du monde. Depuis 1996, cette célébration reproduit, à une échelle plus modeste, pratiquement l’ensemble du rituel de Compostelle, avec le botafumeiro, le pèlerinage le long de la plage et l’embrasement de la façade de l’église.        <br />Villa Gesell devient alors un véritable foyer touristique. On s’y repose, en cet été austral, de l’activité quotidienne de Buenos Aires, la capitale située à 400 km. Villa Gesell possède une église consacrée à saint Jacques, mais qui n’est pas totalement achevée. On a prévu en effet d’y ajouter un portail qui serait une réplique du chef d’œuvre roman de la cathédrale de Santiago avec les statues des douze apôtres. Le botafumeiro qu’on utilise lors des festivités a été réalisé de manière artisanale ; il comporte une centaine d’orifices par lesquels s’échappe l’encens. Il n’est pas en argent mais en fer et pèse 120 kilos. Il peut être manié par seulement trois <span style="font-style: italic;">tiraboleiros</span>. Cette année, on l’a activé sur les accords du Messie, un opéra de Haëndel.        <br />       <br />José Roméro, président de l’Association « Saint Jacques Apôtre » de Villa Gesell, explique que la célébration est réalisée dans le même esprit que celle de Galice, avec quelques « petites différences » néanmoins : la musique qui accompagne symboliquement les actes religieux n’est pas tout à fait identique à celle de Compostelle ; elle comporte en effet des relents de gaitas et de flamenco. Parce qu’en Argentine, on confond ce qui est typiquement galicien avec ce qui vient d’Espagne plus généralement. A Villa Gesell, on trouve en effet toutes les communautés venues de la péninsule, et donc toutes les spécialités gastronomiques, depuis la cuisine galicienne jusqu’à une cuisine plus « internationale » qui propose paëlla ou steak de chorizo. Tout comme en Galice, la nourriture tient une place importante dans la fête ; c’est pourquoi les plats typiques sont très appréciés des touristes.       <br />       <br />Villa Gesell constitue l’épicentre argentin du culte à l’Apôtre saint Jacques. C’est le seul endroit où l’on trouve une confrérie Saint-Jacques. Mais les adeptes de saint Jacques sont nombreux dans le reste du pays.       <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dans les rues de Buenos Aires, on marche en l’honneur de saint Jacques.</b></div>
     <div>
      A Buenos Aires, où vit la majorité des Galiciens émigrés et leurs   descendants, la Communauté des <span style="font-style: italic;">Santiaguistas   de la Boca</span> rend aussi hommage au saint patron par des marches   organisées à travers la ville. Un des itinéraires les plus originaux est   celui qui conduit les « pèlerins » du quartier de la Boca au stade de   River Plate. Le point de départ et le lieu d’arrivée sont les sièges des   deux équipes rivales de football. Il y a deux ans, on a invité au   pèlerinage du 25 juillet les membres du <span style="font-style: italic;">Tercio de Gallegos</span> de Buenos   Aires, garde d’honneur qui évoque la mémoire des Galiciens qui ont   défendu, au XVIIIè siècle, Buenos Aires, contre l’invasion des Anglais.   L’itinéraire de cette année conduira les pèlerins, le 25 juillet, de la   Boca à la Place de Mai.       <br />       <br />      <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une association active</b></div>
     <div>
      Parmi les membres les plus actifs de   l’association, on trouve Roberto Naones et le peintre <span style="font-style: italic;">coruñes</span> (de la   Coruña) Manuel Cordeiro. Ce dernier a réalisé différents étendards aux   motifs religieux qu’on utilise lors des célébrations. Il est toujours   présent aux événements sociaux ou culturels en lien avec la Galice.       <br />     <br />  Outre   le culte à l’Apôtre, l’association s’est engagée dans le développement   éducatif du quartier de la Boca. Elle a récupéré un ancien site   industriel (la Barraca Peña) fondé par les Galiciens au XVIIIe siècle.     <br />&nbsp;     <br />Certes, l’association n’a pas beaucoup de moyens ni de liens avec les   institutions galiciennes ; mais la figure de l’apôtre apporte à ses   membres, durant toute l’année, suffisamment d’enthousiasme. Aussi, le   Jacobeo austral nous réserve-t-il certainement encore bien des   surprises. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Les sceaux des Compostela</title>
   <updated>2010-02-24T06:46:00+01:00</updated>
   <id>http://www.saint-jacques-compostelle.info/Les-sceaux-des-Compostela_a80.html</id>
   <category term="Compostelle, pèlerinage et société " />
   <photo:imgsrc>http://www.saint-jacques-compostelle.info/photo/imagette-1866002-2550447.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-02-05T15:49:00+01:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.saint-jacques-compostelle.info/photo/1866002-2550447.jpg" alt="Les sceaux des Compostela" title="Les sceaux des Compostela" />
     </div>
     <div>
      Apposé au bas de la Compostela, le sceau du chapitre de la cathédrale authentifie la signature du responsable du Bureau des pèlerinages qui la délivre.         <br />         <br />Sur cette Compostela de 1982, saint Jacques Matamore témoigne de la persistance du culte au saint guerrier, patron des Armées espagnoles, libérateur de la domination musulmane et défenseur de la foi.    <span style="font-weight: bold;">     <br />  <br /></span>Ce sceau<span style="font-weight: bold;"> </span>figure encore sur une Compostela de 1994.<span style="font-weight: bold;">  <br /></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.saint-jacques-compostelle.info/photo/1866002-2550501.jpg" alt="Les sceaux des Compostela" title="Les sceaux des Compostela" />
     </div>
     <div>
      Sur cette Compostela de 2001, plus de Matamore, simplement le tombeau et l'étoile qui a permis de le retrouver au IXe siècle.     Ce nouveau sceau est également présent sur une Compostela de 1996.  <br />       <br />Ce tombeau, on pouvait le deviner, soutenu par les anges au-dessus de la figure du cavalier sur le sceau précédent. Il devient maintenant l'élément unique. Le saint a changé de visage. Le "fils du Tonnerre", prompt a appeler les foudres du ciel sur les ennemis de la religion, est devenu le martyr dont on vénère les reliques.       <br />       <br />Dans le même temps le pèlerinage s'est internationalisé.   <br />  <br />Le changement de sceau a donc eu lieu en 1995 ou 1996. Nos recherches se poursuivent auprès de pèlerins de ces années pour connaître la date du changement.  <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial</title>
   <updated>2010-02-01T11:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.saint-jacques-compostelle.info/Chemins-de-Compostelle-et-Patrimoine-mondial_a74.html</id>
   <category term="Compostelle, pèlerinage et société " />
   <published>2010-02-01T11:02:00+01:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
A Kyoto le 5 décembre 1998, la décision a été prise par l'UNESCO d'inscrire au Patrimoine mondial un Bien unique, composé de soixante-et-onze monuments historiques notables et sept tronçons du Chemin du Puy, ce bien étant défini par les mots « Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».     <div>
      Saint-Jacques-de-Compostelle évoque le plus souvent l'idée du voyage et du dépaysement, de l'aventure et de l'effort, du pèlerinage et de la recherche de soi. Pour certains il s'agit d'un saint personnage vénéré à Compostelle en Galice, comme saint François à Assise ou sainte Thérèse à Lisieux. Mais non, saint Jacques est Galiléen, pas Galicien et Saint-Jacques-de-Compostelle est bien le nom d'une ville, la capitale de la Galice.               <br />           <br />Cette ville est connue car elle est un sanctuaire d'un pèlerinage très particulier. « Faire Compostelle », c'est s'y rendre à pied et, dans l'imaginaire contemporain, c'est « mettre ses pas dans ceux des pèlerins médiévaux ». Le Moyen Âge fait surgir des images de chevaliers, de belles dames et de châteaux-forts mais aussi de pèlerins. Il est alors un monde de chemins difficiles, de sombres forêts, de brigands et de loups, de gués ou de passeurs farouches mais aussi d'accueil et d'hospitalité, de chapelles et de cloches pour les égarés. C'est ce monde qui vient à l'esprit du touriste lisant sur une plaque de marbre, au hasard de la visite d'un monument célèbre ou moins connu : <span class="dq_open">«&nbsp;</span>« Au titre de la convention internationale pour la protection du patrimoine culturel et naturel, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ont été inscrits par l'UNESCO sur la liste du Patrimoine Mondial afin qu'ils soient protégés au bénéfice de toute l'humanité. »<span class="dq_close">&nbsp;»</span>  Et sur la plaque figure en grandes lettres le nom du monument concerné suivi de :  <span class="dq_open">«&nbsp;</span>«... et les autres monuments notables inscrits à ce titre étaient des jalons sur les routes qu'empruntèrent au Moyen Âge d'innombrables pèlerins. »<span class="dq_close">&nbsp;»           <br />           <br /></span>L'échantillon d'humanité que constitue le banal touriste sachant lire et photographier s'en va donc, réconforté par ces affirmations, qui confirment ce qu'il savait et qui lui sont un « bénéfice ». Il ne se pose pas la moindre question, ni sur ces « innombrables pèlerins » dont il admire secrètement les aventures, ni sur ces « chemins » dont l'existence se voit ainsi matérialisée. L'honnête touriste est donc très heureux d'apprendre que le monument qu'il contemple, outre sa valeur intrinsèque qu'il connaissait ou qu'il découvre, fut un « jalon » sur les chemins menant jusqu'en Galice. Confiant par nature, il va se disant : « C'est gravé dans le marbre, donc c'est vrai » ; comme il se dit ailleurs : « C'est raconté dans un son et lumière, donc c'est vrai ». Il fait confiance au spécialiste et, en la matière, l'autorité de l'UNESCO est telle que ces affirmations ne peuvent être que l'exacte vérité historique.             <br />           <br />De retour chez lui, le touriste qui consulte le site Internet de l'UNESCO retrouve des documents confirmant la même « vérité », exprimée avec toute l'apparence de la rigueur scientifique propre aux experts cités. C'est au cours de la réunion de la 22ème session, tenue à Kyoto du 39 novembre au 5 décembre 1998, que la décision a été prise d'inscrire au Patrimoine mondial un <span style="font-weight: bold;">Bien unique</span>, composé de soixante-et-onze monuments historiques notables et sept tronçons du Chemin du Puy, ce bien étant défini par les mots « <span style="font-weight: bold;">Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France</span> ». La justification est que « d'innombrables et pieux pèlerins venant de toute l'Europe » ont traversé la France pour rejoindre en Espagne un chemin lui-même inscrit au Patrimoine mondial depuis 1993. Si, en Espagne, un seul chemin avait été honoré de l'inscription, en France les édifices marqués des plaques de l'UNESCO, apposées à la suite de la décision de Kyoto, sont des jalons sur les quatre routes qu'ils [les pèlerins] empruntaient ».             <br />           <br />Mais notre touriste ne sait pas, et les experts de l'UNESCO ne savaient pas non plus, que cette décision repose sur deux croyances, héritées du XIXe siècle :            <br /> - Tout au long du Moyen Âge, des pèlerins allaient à Compostelle en foules considérables.             <br />- En France, ils ont marché sur quatre routes.             <br />Il n'appartenait sans doute pas aux experts de l'UNESCO de vérifier les hypothèses sur lesquelles était basée la demande d'inscription présentée par la France. Ils étaient d'autant moins incités à le faire que, cinq ans auparavant, l'Espagne avait fait inscrire son chemin de Compostelle historique, le <span style="font-style: italic;">Camino francés</span>, « paysage linéaire continu allant des cols des Pyrénées à la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle », avec 166 villes ou villages et plus de 1800 bâtiments allant du Xlle au XXe siècle.          <br />La France ne présentant que quelques dizaines de monuments et sept tronçons de chemins était donc bien modeste, tant il apparaissait évident que les pèlerins parvenus sur le chemin espagnol avaient bien dû passer par la France.           <br />           <br />Par contre, c'est une erreur de ces experts de n'avoir pas su distinguer le pèlerinage espagnol du pèlerinage européen. Le dossier français leur présentait une autre difficulté. Il était notoire qu'il n'y avait pas de chemin répondant aux critères d'inscription de l'UNESCO. La demande de la France&nbsp; contournait cette difficulté en présentant à l'appui de sa demande, non pas les chemins mais des monuments supposés significatifs du pèlerinage à Compostelle, tout en demandant l'inscription des chemins. Les experts de l'UNESCO ont accepté ce subterfuge. Ils ont ainsi permis que soit posée l'équation 71 + 7 = 1, réduisant l'ensemble à un seul Bien.            <br />Cette simplification a ensuite été exploitée tant par le ministère français de la Culture que par les organismes intéressés par la promotion du chemin et les instances politiques et administratives concernées.&nbsp; C'est le ministère de la Culture qui a recommandé la formule inscrite dans le marbre : « les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ont été inscrits par l'UNESCO sur la liste du Patrimoine mondial »          <br />         <br />Pour intéressantes qu'elles soient, ces questions ne sont pas les plus importantes. Depuis les années 90, la recherche a évolué. Il n'est plus possible de parler de pèlerins innombrables parce que les chercheurs ne les ont trouvés ni dans les archives des hôpitaux ou autres institutions, ni dans aucun document médiéval. Il en est de même des quatre routes qui auraient été empruntées préférentiellement en France.            <br />         <br />Alors, en quoi le pèlerinage de Compostelle mérite-t-il encore de figurer au Patrimoine mondial de l'humanité ? Quels monuments, quels chemins en sont les meilleurs symboles ? C'est pour répondre à ces questions-là que nous avons cherché à détailler la genèse de la présentation de ces dossiers à l'UNESCO, à en discuter les arguments et à ouvrir des pistes de réflexion. Notre souci est qu'aucun touriste ne soit plus berné en lisant ces plaques de marbre trompeuses.         <br />         <br />Les résultats des travaux sur ces questions ont conduit à la publication d'un livre par les éditions La Louve : <span style="font-style: italic;">Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial</span>.          <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Dix années de recherche sur saint Jacques et Compostelle</title>
   <updated>2010-01-07T19:01:00+01:00</updated>
   <id>http://www.saint-jacques-compostelle.info/Dix-annees-de-recherche-sur-saint-Jacques-et-Compostelle_a79.html</id>
   <category term="Compostelle, pèlerinage et société " />
   <published>2010-01-05T19:18:00+01:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 15 janvier 2000 a été créée une structure de recherche associative dont la responsabilité a été confiée à Denise Péricard-Méa. Après deux années de travail au sein de l'Union des associations jacquaires, créée en mai 2000, cette structure de recherche a été transformée en association indépendante, la Fondation David Parou Saint-Jacques. Nous présentons ci-dessous un résumé de l'histoire de ces 10 années de recherches jacquaires.     <div><b>La réunion du 15 janvier 2000</b></div>
     <div>
      Au cours des années 1980 quelques associations avaient vu le jour, à l'initiative d'anciens pèlerins de Compostelle, pour favoriser la pratique du pèlerinage et aider les futurs pèlerins. Leur nombre a augmenté de façon importante dans les années 1990 et le besoin s'est fait sentir de les regrouper pour qu'elles puissent parler d'une même voix et répondre collectivement, là où cela était nécessaire, aux questions posées par le développement du pèlerinage. A l'automne 1999, l'Association des amis de saint Jacques en Rhône Alpes reprit l'initiative en vue de constituer une fédération d'associations. Le président de la plus ancienne des associations, créée en 1950, la Société des amis de saint Jacques fut associé aux travaux préliminaires et présida, avec le président de Rhône Alpes la seconde réunion qui eut lieu le 15 janvier 2000. Cette réunion, refusant l'idée de fédération jugée par beaucoup comme trop contraignante, décida la création d'une Union d'associations à la structure plus souple. Pour manifester le souci de travailler ensemble sur des questions qui nécessitaient une collaboration, la proposition de mettre en place une structure de recherche commune fut acceptée par les associations. Le président de la Société proposa d'en confier la responsabilité à Denise Péricard-Méa dont il connaissait les travaux, pour fréquenter à l'Institut son directeur de thèse. Cette structure reprenait l'idée de René de la Coste-Messelière de faire collaborer des chercheurs professionnels et des pèlerins et allait lui donner un nouvel élan.<br _moz_editor_bogus_node="TRUE" />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les associations de pèlerins, un milieu imperméable à la recherche</b></div>
     <div>
      La structure de recherche bénéficia du soutien de l'association des amis de saint Jacques en Région Centre dont le président David Parou était un fervent promoteur de la recherche au service du développement régional et de l'animation de la vie associative. Grâce à lui, elle put se mettre au travail rapidement et organiser une première rencontre dès le mois de juillet 2000, à Saint-Jean de Braye, près d'Orléans. Cette rencontre fut suivie de journées organisées en Arles puis à Lyon, à l'initiative des associations locales qui avaient mis en place des correspondants pour la recherche. Plusieurs rencontres eurent lieu à Besançon. Un site Internet fut rapidement élaboré pour permettre la diffusion des travaux.                     <br />La rencontre la plus importante eut lieu à Saintes en octobre 2002, rassemblant près de 100 personnes. Mais la préparation de cette rencontre mit en évidence la difficulté à faire coexister les préoccupations des chercheurs et celles des pèlerins. L'énorme charge émotive du pèlerinage et les transformations souvent importantes vécues par certains pèlerins rendaient ceux-ci plus sensibles aux légendes et au rêve qu'à la rude discipline de l'historien qui en appelle sans cesse aux textes authentiques.  Simultanément il apparaissait que la recherche intéressait de nombreuses personnes en dehors du monde pèlerin.                    <br />                    <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une association de chercheurs indépendants</b></div>
     <div>
      Dès juillet 2002, la structure de recherche fut transformée en  association indépendante regroupant des personnes physiques, chercheurs  professionnels et amateurs et deux personnes morales, l'Institut  Européen des Itinéraires Culturels, intéressé par les résultats de la  recherche pour son site internet et les éditions Tallandier qui se  préparaient à publier la première traduction française intégrale du <span style="font-style: italic;">Codex Calixtinus</span>. Certaines associations de pèlerins devinrent également membres mais les chercheurs prirent rapidement leur indépendance.                    <br />L'association prit de le nom de David Parou en souvenir de ce jeune président disparu prématurément et lui associa celui de Saint-Jacques, manifestant par là l'objet principal de ses recherches mieux connaître saint Jacques et les cultes qui lui ont été rendus et identifier le patrimoine dont nous avons hérité. Le pèlerinage à Compostelle est l'un des ces cultes. Il ne doit pas occulter les autres.                    <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dix années de réalisations</b></div>
     <div>
       En 10 ans la Fondation a publié une quinzaine de livres. Le premier est&nbsp; l'unique traduction française intégrale du <span style="font-style: italic;">Codex Calixtinus</span>.&nbsp; La traduction est accompagnée d'une longue introduction donnant la genèse de ce manuscrit et d'une postface à caractère historique.                  <br />En dehors de cet ouvrage, indispensable pour la connaissance de la légende de saint Jacques, elle a entrepris la publication systématique de récits de voyageurs ayant inclus Compostelle dans leur périple. Certains sont disponibles sur ce site en téléchargement. D'autres sont disponibles en librairie ou auprès des éditeurs.        <br />A côté de ces éditions de textes, la Fondation a publié régulièrement des études complétant l'apport fondamental qu'a été la publication en 2000 de la thèse de doctorat de Denise Péricard-Méa, base de&nbsp; la poursuite de ses recherches.       <br />Une présentation de tous ces ouvrages est <a class="link" href="http://www.saint-jacques.info/publications/livres.htm" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">disponible ici.</a>     <br />La Fondation accompagne  régulièrement des étudiants dont les travaux "croisent" saint Jacques  ou Compostelle, leur apportant une assistance spécialisée, des conseils  et l'accès à sa documentation. Les apports de ces étudiants contribuent  en échange à l'enrichissement des connaissances. La Fondation les  assiste pour la publication de leurs travaux.     <br />
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     <div><b>Une présence importante sur Internet</b></div>
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      Mais l'apport le plus régulier de la Fondation se fait sur Internet de plusieurs façons.                  <br />Le  tout premier site de la Fondation a évolué pour devenir un portail  ouvrant sur une présence multiforme en évolution permanente dans sa  forme mais au contenu enrichi de façon régulière.      <br />Le <a class="link" href="http://www.saint-jacques.info/index.php" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">site  portail</a> ouvre sur  l'ensemble des propositions de la Fondation et en particulier sur une  dizaine de portails thématiques représentant la base de connaissance la  plus importante sur saint Jacques et Compostelle disponible sur  Internet.      <br />Pour assurer la pérennité de ses publications  électroniques, la Fondation a lancé la <a class="link" href="http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">première revue électronique  consacrée à saint Jacques et  Compostelle</a>.  Les articles de cette revue sont soumis à un comité scientifique qui en  garantit la qualité.     <br />En complément, la Fondation a ouvert un <a class="link" href="http://saintjacquesinfo.hypotheses.org/" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Carnet de recherches</a> qui lui  permet de rester en contact avec la communauté des chercheurs en  sciences humaines.      <br />Cet effort de publications, en particulier sur  Internet, a conduit la Fondation à renoncer à l'organisation de  manifestations coûteuses en temps, en énergie et en argent. Recevoir  1000 visiteurs par jour sur ses sites dont environ 10% consacrent une  heure à leur visite est infiniment plus rentable que d'organiser un  colloque de trois jours pour 100 personnes.      <br />La Fondation reste  néanmoins présente dans les colloques scientifiques nationaux et  internationaux et dans d'autres manifestations, comme récemment aux  journées de l'Histoire à Blois.      <br />     <br /> 
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     <div><b>Une association de bénévoles</b></div>
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      Malgré son nom de Fondation, notre association de recherche ne gère pas  de fonds mais vit des cotisations de ses membres et de la vente d'un  espace publicitaire sur Internet.      <br />Elle sera reconnaissante à tous  ceux qui pourront par une adhésion ou un don apporter leur concours à  son action. Ceux-ci peuvent être apportés en ligne à partir de la page  d'accueil de ce site.   <br />   <br />Pour commander les livres de la Fondation, merci d'utiliser le lien ci-dessous.   <br />
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