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 <title>Nouveaux regards sur Compostelle, le pèlerinage et les chemins de Saint-Jacques</title>
 <subtitle><![CDATA[L'histoire et des légendes de saint Jacques et du pèlerinage à Compostelle revisités. Mieux comprendre Compostelle, l'Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe et le Patrimoine mondial. Informer les pèlerins, les touristes, les responsables politiques et administratifs. Interpréter et sauvegarder le patrimoine.]]></subtitle>
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 <updated>2010-09-10T04:22:00+02:00</updated>
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   <title>A Valcabrère, un sanctuaire de pèlerinage</title>
   <updated>2009-09-21T18:37:00+02:00</updated>
   <id>http://www.saint-jacques-compostelle.info/A-Valcabrere,-un-sanctuaire-de-pelerinage_a63.html</id>
   <category term="Le Patrimoine Mondial" />
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   <photo:imgsrc>http://www.saint-jacques-compostelle.info/photo/imagette-1588052-2129534.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-09-15T21:53:00+02:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Réduite au rôle de jalon sur la route de Compostelle, l'église Saint-Just de Valcabrère abrite le tombeau d'un saint thaumaturge. Elle présente une disposition particulière peu mise en valeur car souvent mal comprise.      <div><b>Eglise Saint-Just, une église de pèlerinage</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.saint-jacques-compostelle.info/photo/1588052-2129534.jpg" alt="A Valcabrère, un sanctuaire de pèlerinage" title="A Valcabrère, un sanctuaire de pèlerinage" />
     </div>
     <div>
      Cette église présente une rareté, une petite cellule, aménagée sous le sarcophage placé, lui, au-dessus du maître-autel. Dans cette cellule (improprement appelée crypte), un malade pouvait venir passer une nuit en prières afin de se trouver pénétré par les ondes émanant du corps saint qui le surmontait. C’était là une coutume générale qui tomba ensuite en désuétude&nbsp;: dans son <span style="font-style: italic;">Dictionnaire raisonné d’architecture</span>, Viollet le Duc, à l’article «&nbsp;autel&nbsp;», explique en effet qu’à partir du XVIe siècle, l’autel devint le tombeau du martyr, alors qu’auparavant il était une simple table posée devant lui. Cette construction reprend une organisation bien antérieure, remontant à l’époque carolingienne. La présence de ce tombeau et de cette "crypte" signent un sanctuaire de pèlerinage.                          <br />            La consécration, en l'honneur de saint Etienne 1er martyr et des saints espagnols Just et Pasteur, date de 1200, selon l'acte de consécration retrouvé dans le massif de l'autel. Les deux frères Just et Pasteur auraient été martyrisés en Espagne, près de Madrid au début du IVe siècle.            Ils sont représentés par les statues qui encadrent le tombeau au-dessus de l'autel. Ce tombeau aurait contenu les restes de saint Just.             <br />Des photos de cette église sont présentées dans la galerie d'images.     <br />             <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Inscrite au Patrimoine mondial avec 70 autres monuments</b></div>
     <div>
      En 1998, cette église a fait partie des 71 monuments français inscrits par l'UNESCO sur la liste du patrimoine mondial "au titre des chemins de Compostelle". Pourquoi cette distinction, parce que, selon le dossier d'inscription : " Les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, passant en Espagne par  la vallée de Luchon et le col de Vénasque, s'arrêtaient à  Saint-Bertrand de Comminges et à Saint-Just de Valcabrère pour y faire  leurs dévotions ". Cette affirmation n'est étayée par aucun document ni même un récit d'un seul pèlerin déclarant être passé par là. Il est permis de penser que des pèlerins allant à Compostelle se soient arrêtés à Saint-Just mais il n'y a pas de raison justifiant une inscription au patrimoine mondial à ce titre.             <br />Cette inscription repose sur une croyance largement répandue à l'époque de l'inscription et qui perdure encore aujoourd'hui malgré les progrès de la science historique.         Cette croyance est traduite ainsi par les experts de l'ICOMOS (<span style="font-style: italic;">International COuncil on MOnuments and Sites</span>, en français Conseil International des Monuments et des Sites) :             <br />           <span>" Tout au long du Moyen âge, Saint-Jacques-de-Compostelle fut la  plus importante de toutes les destinations pour d'innombrables pèlerins  venant de toute l'Europe. Pour atteindre l'Espagne, les pèlerins  devaient traverser la France, et les monuments historiques notables qui  constituent la présente inscription sur la Liste du patrimoine mondial  étaient des jalons sur les quatre routes qu'ils empruntaient ". </span>               <br />Voila donc un sanctuaire local français réduit au rang de jalon d'un hypothétique chemin conduisant à un sanctuaire espagnol.             <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une tombe vite attribuée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.saint-jacques-compostelle.info/photo/1588052-2129745.jpg" alt="A Valcabrère, un sanctuaire de pèlerinage" title="A Valcabrère, un sanctuaire de pèlerinage" />
     </div>
     <div>
      Des sondages effectués en 1985 ont révélé que l'absidiole nord  abritait la tombe d'un pèlerin du XIVe siècle. Cette tombe renfermait quelques vestiges, résidus ligneux, coquille, médaille, grelot, pièce de monnaie ... L'enthousiasme suscité par cette découverte, conjugué à la croyance précitée, en fit immédiatement un pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle, ce que confirme aux visiteurs une vitrine visible dans l'église.                          <br />                          <br />La demande d'inscription au Patrimoine mondial exploite cette découverte de la façon suivante : " Pour certains [pèlerins de Compostelle], avant même le passage périlleux des Pyrénées, ce fut  le terme de la pérégrination : des coquilles Saint-Jacques retrouvées  dans le cimetière de Saint-Just témoignent de leur inhumation en ce  lieu."                           <br />                             <br />Ainsi, ce mort encoquillé ne pouvait-il être  que pèlerin allant à Compostelle ? On ne s'embarrasse pas de réfléchir à la signification de cette coquille. Ce malheureux était peut-être un Espagnol arrivant à Saint-Bertrand et, pourquoi pas à Saint-Just ? Mais en 1985 on croyait encore que tous les pèlerins médiévaux allaient à Compostelle. Ce n'était plus vrai en 1998 mais, hélas, l'UNESCO ne l'a pas su !                          <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une interprétation nouvelle d'un chapiteau</b></div>
     <div>
      Le rédacteur du dossier d’inscription, même très prudemment, cherche à justifier la demande par la description du chapiteau qui surmonte, au portail, la statue-colonne dite de sainte Hélène :        <br />« Le chapiteau représente un voyageur ou un pèlerin, inspiré par un ange et qui invite une femme également en tenue de voyage, à monter sur un cheval. Tous deux sont munis de la panetière des pèlerins ».        <br />Malgré la prudence, le mot pèlerin apparaissant deux fois ne faisait-il pas déjà penser à Compostelle avant la brutalité de la conclusion en forme de " Y passaient par là ".        <br />        <br />Plus prudent, le rédacteur du site Internet de la cathédrale de Saint-Bertrand de Comminges présente « une femme s'apprêtant à monter le cheval que lui présente un serviteur barbu armé d'un bâton portant un tonnelet. Derrière eux apparaît un ange dans les feuillages. Il semble encourager les deux voyageurs. S'agit-il de pèlerins ? L'un et l'autre portent une panetière en sautoir ».         <br />        <br />Denise Péricard-Méa propose l'interprétation suivante :        <br />Dans la mesure où les trois autres chapiteaux surmontant les trois saints représentent leur martyre, ne peut-on voir tout simplement dans celui-ci le départ de sainte Hélène pour Valcabrère, avertie par un ange qu’elle devait y apporter la relique de la Vraie Croix dont fut dotée l’église ? 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Voir la galerie d'images de ce sanctuaire <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Compostelle et saint Jacques sur le site de la cathédrale du Puy</title>
   <updated>2010-06-12T06:54:00+02:00</updated>
   <id>http://www.saint-jacques-compostelle.info/Compostelle-et-saint-Jacques-sur-le-site-de-la-cathedrale-du-Puy_a40.html</id>
   <category term="Société" />
   <published>2009-06-04T10:10:00+02:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les commentaires et informations donnés dans cette note font suite à la visite du site de la cathédrale du Puy. L’attention est appelée sur le fait qu’il ne s’agit pas du site du diocèse.     <div><b>Erreurs et approximations </b></div>
     <div>
      La lecture de ce site fait apparaître un certain nombre d’erreurs. Certaines d’entre elles tendent manifestement à montrer l’importance jacquaire du sanctuaire de la capitale du Velay en lui rattachant des événements liés au sanctuaire marial. Les autres sont les affirmations classiques du discours convenu sur le pèlerinage à Compostelle utilisées par tous ceux qui profitent du pèlerinage.    Les extraits du site de la cathédrale figurent ci-dessous entre <span class="fluo_jaune">« »</span>. Nos commentaires suivent.  • <span class="fluo_jaune"> « 10 ans d'inscription au Patrimoine mondial ... »</span>  <b>L'inscription des chemins de Saint-Jacques en France au Patrimoine mondial résulte d'un subterfuge. 71 monuments ou sites et 7 tronçons du GR 65 ont seuls été classés « au titre des chemins de Compostelle » puis considérés comme un seul Bien pour justifier le classement de l’ensemble. La confusion est savamment entretenue. L'UNESCO a bafoué ses propres règles.</b><span class="fluo_jaune">« C'est dans les oeuvres de Didyme d'Alexandrie que l'on peut lire pour la première fois que l'un des apôtres avait prêché la foi en Espagne. Toujours d'après le remarquable travail de l'abbé Anglès, on sait que l'on retrouve la même information chez St Jérôme, dans ses Commentaires sur Isaïe, écrits en 412 et chez son contemporain Théodoret d'Antioche ».</span>  <b>Les textes cités ne précisent pas de nom d’apôtre. Cette mission d'évangélisation est beaucoup plus généralement attribuée à saint Paul.</b>  • <span class="fluo_jaune">« Avec la montée en puissance du nombre de pèlerins, un Hôtel-Dieu est construit au XIIe siècle, » </span>  <span class="fluo_jaune">« Dès 1677, l’Hôtel-Dieu ne suffit plus à accueillir tous les pèlerins, un Hôpital général est construit à proximité et inauguré en 1687 par l’évêque du Puy ». </span>  <b>Le contexte peut laisser penser qu’il s’agit de pèlerins de Compostelle. Il s'agit de pèlerins venus vénérer Notre-Dame du Puy. Il conviendrait de le dire.</b>  • <span class="fluo_jaune">« le chemin de Saint-Jacques, … prend naissance, au début de la via podensis».</span>  <b>Le chemin ne prend pas naissance au Puy, même le dernier Livre du <span style="font-style: italic;">Codex Calixtinus</span>, traduit en 1938 sous le titre <span style="font-style: italic;">Guide du pèlerin</span>, indique qu’une route « passe par Le Puy »</b>  • <span class="fluo_jaune"> « la dômerie d’Aubrac, fondée au Xème – XIème siècle, pour abriter et secourir les pèlerins égarés dans le froid, le brouillard, la neige »</span>  <b>La dômerie n'a pas été construite « pour les pèlerins » mais pour contrôler un territoire convoité par plusieurs diocèses. Elle a accueilli tous les voyageurs, dont des pèlerins qui n'allaient pas tous à Compostelle comme le montre une liste du XIVe siècle indiquant les sanctuaires de destination. La mention du Xe siècle est sans doute optimiste. La première mention officielle date du début du XIIe.</b>  • <span class="fluo_jaune"> « Le Puy est l’un des principaux points de départ du pèlerinage depuis qu’un évêque du Puy, Godescalc, a choisi en 950 de rejoindre le tombeau de l’apôtre … accompagné de 95 personnes »</span>  <b>Le Puy n'a pas été point de départ depuis Godescalc. Il est inexact de dire que cet évêque a ouvert la route du Puy. Le diocèse du Puy possède-t-il des archives sur le nombre de ses accompagnateurs ? Le texte source mentionne seulement "qu'il est accompagné d'une suite nombreuse".</b>  • <span class="fluo_jaune">« dans les années 50 un historien, René de la Coste Messelière s'intéresse au pèlerinage et y consacre sa vie. Il fonde la Société des amis de Saint-Jacques »</span>  <b>Ce n'est pas René de La Coste-Messelière qui a fondé la Société. Le premier président a été Jean Babelon à la fondation en 1950. René de La Coste-Messelière a rejoint la Société en 1952, il en a été président-associé en 1972 et président en 1978.</b>  • <span class="fluo_jaune">« C'est au 12e siècle que la fréquentation du pèlerinage semble avoir été la plus grande et c'est à ce moment là que parait le premier « guide du pèlerin de Saint-Jacques » par Aymerie Picaud. » </span>  <b>Le dernier Livre du <span style="font-style: italic;">Codex Calixtinus</span>, devenu <span style="font-style: italic;">Guide du Pèlerin </span>en 1938, n'est pas paru au XIIe siècle, il s'agit bien d'un manuscrit rédigé à cette époque qui a été très peu copié et n'a sans doute jamais servi de guide avant d'être utilisé par l'abbé Bernès au début des années 1970.</b>  • <span class="fluo_jaune"> « Les moines de l'abbaye de Cluny prendront une part active au développement de ce pèlerinage »</span>  <b>Aucun spécialiste de Cluny n'a jamais confirmé cette affirmation. Cluny a construit des églises partout. Les relations entre Cluny, Compostelle et Rome n'ont pas eu pour objet de développer le pèlerinage.</b>  Enfin il serait bon de distinguer « saint Jacques »l’apôtre de « Saint-Jacques », ville, église, chemin, …
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source des informations de la cathédrale</b></div>
     <div>
      La lecture du site de la cathédrale du Puy suscite en outre des inquiétudes sur l’esprit dans lequel risque d’évoluer le pèlerinage à Compostelle si l’Eglise de France n’y est pas attentive. Ces articles sur le pèlerinage sont réalisés "d'après le remarquable travail de l'abbé Anglès". Le site  indique en effet : « L'ensemble de ses notes ont été réalisées à partir de l'article de l'abbé Ramon Anglès intitulé "<span style="font-style: italic;">Le Chemin de Compostelle</span>" ».    Le site ne donnant pas la source de cette référence, la Fondation a fait des recherches sur Internet.   Ces recherches à partir de Google ont appris :  - que l'article a été publié en 2004 par une revue de la Fraternité Saint Pie X   - que l'abbé Anglès est « un poulain de Mgr Williamson ».   Ci-dessous les liens permettant de vérifier ces informations.   - origine de cet article : <span style="font-style: italic;">Nouvelles de Chrétienté</span> n° 88, "Le chemin de Compostelle" Abbé Ramon Anglès. Cet article est accessible à partir : <a class="link" href="http://www.dici.org/fraternite_read.php?id=000109">du site</a>   - auteur de l’article : l’abbé Ramon Angles, que Mgr Williamson a mis en avant pour remplacer Mgr Fellay à la tête de la FSSPX aux chapitres de 1994 et 2006, information provenant <a class="link" href="http://www.virgo-maria.org/D-Trombinoscope/index_trombinoscope_ralliement.htm#_ftn1">du site</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L'Hôpital-Saint-Blaise</title>
   <updated>2009-08-25T11:32:00+02:00</updated>
   <id>http://www.saint-jacques-compostelle.info/L-Hopital-Saint-Blaise_a35.html</id>
   <category term="Le Patrimoine Mondial" />
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   <published>2009-03-29T14:12:00+02:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une erreur historique chance pour un petit village de la Soule.      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.saint-jacques-compostelle.info/photo/1297025-1703279.jpg" alt="L'Hôpital-Saint-Blaise" title="L'Hôpital-Saint-Blaise" />
     </div>
     <div>
      L'inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l'église de ce village repose sur une idée émise par l’abbé Haristoy qui ayant découvert la beauté de l'édifice avait réussi à le faire classer Monument historique en 1887. Au vu du patronyme rappelant la vocation d'hospitalité du lieu, il a imaginé que des pèlerins de Compostelle y avaient été accueillis. L'époque était propice, le pape Léon XIII venait de valider par la lettre apostolique <span style="font-style: italic;">Deus Omnipotens</span> (1884), l'identification des restes de l'apôtre Jacques, faite quelques années auparavant par l'archevêque de Compostelle. Deux ans plus tôt, le dernier Livre du <span style="font-style: italic;">Codex Calixtinus</span> avait été édité. Commençant par les mots "<span style="font-style: italic;">Quatuor viae sunt que ad Sanctum Jacobum tendentes</span> ..Il y a quatre routes menant à Saint-Jacques ... ", il avait immédiatement été considéré comme un écrit servant de guide à la pérégrination médiévale. A cette époque, les pèlerinages avaient été remis au premier plan des activités à promouvoir pour renforcer la foi des masses. Une première campagne de restauration fut entreprise au début du XXe siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En 1982, une nouvelle équipe municipale est élue. "Dès le début, notre préoccupation a été la sauvegarde de l’église romane qui confère un sens au village et oriente sa destinée" écrit le maire. Constatant le mauvais état de l'église il recherche le moyen de la sauver. Compostelle n'était pas encore revenu à la mode. Mais, surtout en Aquitaine, on parlait déjà beaucoup des chemins de Saint-Jacques. "L’art roman était à la mode, le pèlerinage de Compostelle devenait de plus en plus populaire et les collectivités territoriales investissaient volontiers dans la mise en valeur des chemins de Saint-Jacques et des sites qui étaient censés en faire partie" rapporte également le maire de la commune. Et c'est au titre des chemins de Compostelle qu'il réussit à mobiliser des fonds pour une nouvelle campagne de restauration de l'église de son village.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les recherches entreprises par Robert Elissondo, spécialiste de l'histoire locale, n'ont pas permis de retrouver les pèlerins grâce auxquels l'église a été sauvée. Mais aujourd'hui elle est sur un des chemins contemporains de Compostelle, la municipalité va ouvrir un gîte et déjà 5% environ des visiteurs de l'église sont des pèlerins. Ce nombre est bien suffisant pour faire rêver les autres 95% ...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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