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Patrimoine mondial. Quoi de neuf ? La Valeur Universelle Exceptionnelle, VUE !

En 1998 les chemins de Compostelle en France ont été inscrits au patrimoine mondial
En 2017, la déclaration de leur Valeur Universelle Exceptionnelle a été adoptée.
Quels changements entre les justificatifs de ces deux décisions de l'Unesco ?

23/12/2017


Les inscriptions au patrimoine mondial

En 1987, le Conseil de l’Europe exprima le souhait d’inscriptions conjointes au Patrimoine mondial des chemins en France et en Espagne.
En 1993, le Camino francés, considéré comme un paysage culturel linéaire continu, des cols des Pyrénées à la ville de Saint-Jacques de Compostelle fut inscrit avec 166 villes ou villages et plus de 1 800 bâtiments, ainsi qu’une bande de trente mètres de part et d’autre du chemin.
En 1997, une circonstance favorable se présenta pour la France. Elle put présenter un dossier bien différent de celui de l’Espagne. Aucun chemin  ne pouvait prétendre à la même reconnaissance que le Camino francés. L’Unesco accepta la présentation d'un ensemble de monuments, déjà protégés au titre de Monuments historiques, représentant les chemins. Inscrits collectivement, ils sont devenus un Bien unique appelé « Chemins de Compostelle en France ».
L'analyse de la décision de 1998
L'analyse de la décision de 1998

Justificatif de la décision de 1997

« Tout au long du Moyen Âge, Saint-Jacques-de-Compostelle fut la plus importante de toutes les destinations pour d'innombrables pèlerins venant de toute l'Europe. Pour atteindre l'Espagne, les pèlerins devaient traverser la France, et les monuments historiques notables qui constituent la présente inscription sur la Liste du patrimoine mondial étaient des jalons sur les quatre routes qu'ils empruntaient ».

Justificatif de la déclaration de Valeur Universelle Exceptionnelle 2017

« Tout au long du Moyen Age, Saint-Jacques de Compostelle fut une destination majeure pour d’innombrables pèlerins de toute l’Europe. Pour atteindre l’Espagne, les pèlerins traversaient la France. Quatre voies symboliques, partant de Paris, de Vézelay, du Puy et d’Arles et menant à la traversée des Pyrénées résument les itinéraires innombrables empruntés par les voyageurs. Églises de pèlerinage ou simples sanctuaires, hôpitaux, ponts, croix de chemin jalonnent ces voies et témoignent des aspects spirituels et matériels du pèlerinage. Exercice spirituel et manifestation de la foi, le pèlerinage a aussi touché le monde profane en jouant un rôle décisif dans la naissance et la circulation des idées et des arts » 

Quoi de nouveau entre 1997 et 2017 ?

- Compostelle n'est plus « la destination la plus importante » mais « une destination majeure »,
- Les chemins sont des voies symboliques et non plus des itinéraires « empruntés par les pèlerins »,
- Des points de départs sont indiqués (le Guide du pèlerin n'indique que des points de passage) et Tours a disparu au profit de Paris,
- La nature des monuments représentatifs est indiquée, ainsi que leur rôle de témoins, mais les cathédrales qui n'ont jamais représenté aucun chemin de pèlerinage ne sont plus mentionnées,
- Enfin, il est rajouté que le pèlerinage a joué « un rôle décisif dans la naissance et la circulation des idées et des arts ».

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Fondation Ferpel

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